Sixième baromètre MACIF VEDECOM sur la mobilité automatisée
Publié le 10 avril 2026
Ce baromètre pose différentes questions : les Français sont-ils prêts pour la mobilité automatisée partagée ? Est-elle une réponse aux multiples fractures — territoriales, générationnelles et économiques — qui persistent en matière de mobilité dans notre pays ?
Quand les robots-taxis circulent massivement dans les villes américaines et chinoises, la France aborde le sujet différemment en déployant des navettes automatisées partagées, avec des mini-bus sur parcours prédéfini, des arrêts identifiés, une intégration dans un maillage territorial.
Le baromètre montre un écart net d’acceptabilité entre ces deux modes de transport : seuls 27,7 % des répondants se déclarent réticents à l’usage d’une navette automatisée, contre 41,7 % pour le robot-taxi. 31,3 % préféreraient utiliser une navette automatisée. Ils ne sont que 9,1 % à privilégier le robot-taxi.
Les Français perçoivent à 82,5 % une utilité pour les robots-taxis et à 89,1 % pour les navettes automatisées, avec des spécificités pour chacun :
- Le robot-taxi leur apparaît davantage adapté aux centres urbains denses.
- La navette automatisée est identifiée comme plus pertinente pour desservir les territoires périurbains et ruraux.
En effet, la mobilité est encore très contrainte pour beaucoup de Français : 73,9 % des habitants de zones rurales déclarent ne pas avoir le choix entre plusieurs modes de transport. 20,5 % des répondants déclarent que l’arrêt de transport en commun le plus proche se situe à 15 minutes à pied ou plus. Ce chiffre atteint 44 % chez les habitants de villages. Un tiers des répondants déclarent être personnellement confrontés à au moins un frein à la mobilité (sentiment d’insécurité, difficultés à marcher...) et 31,9 % indiquent avoir dans leur entourage une personne âgée impactée par ces difficultés. Le lien entre mobilité et vieillissement apparaît ainsi de manière forte : 86 % estiment que les difficultés de mobilité peuvent empêcher les personnes âgées de vivre chez elles de manière indépendante. Si 61,8 % des répondants estiment qu’ils peuvent bénéficier « à tout le monde », 33,5 % considèrent que la navette automatisée serait particulièrement adaptée aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite, contre 16,6 % pour les robots-taxis.
Le volet économique ressort également de ce baromètre. Ainsi parmi les raisons d’utiliser les transports en commun, 35,2 % des non-utilisateurs citent le coût comme facteur déterminant pour les inciter à les adopter, 49 % des utilisateurs le mentionnent également. Accepter de devenir passager en covoiturage est également lié au souhait d’économiser sur les trajets : pour 40,5 % des répondants qui ne pratiquent pas le covoiturage, l’aspect financier est la première raison qui les inciterait à changer leur pratique, la deuxième raison étant l’écologie qui n’est citée que par 19,3 %.
Retrouvez ici plus de données et l’infographie du baromètre.
Ce baromètre pose différentes questions : les Français sont-ils prêts pour la mobilité automatisée partagée ? Est-elle une réponse aux multiples fractures — territoriales, générationnelles et économiques — qui persistent en matière de mobilité dans notre pays ?
Quand les robots-taxis circulent massivement dans les villes américaines et chinoises, la France aborde le sujet différemment en déployant des navettes automatisées partagées, avec des mini-bus sur parcours prédéfini, des arrêts identifiés, une intégration dans un maillage territorial.
Le baromètre montre un écart net d’acceptabilité entre ces deux modes de transport : seuls 27,7 % des répondants se déclarent réticents à l’usage d’une navette automatisée, contre 41,7 % pour le robot-taxi. 31,3 % préféreraient utiliser une navette automatisée. Ils ne sont que 9,1 % à privilégier le robot-taxi.
Les Français perçoivent à 82,5 % une utilité pour les robots-taxis et à 89,1 % pour les navettes automatisées, avec des spécificités pour chacun :
- Le robot-taxi leur apparaît davantage adapté aux centres urbains denses.
- La navette automatisée est identifiée comme plus pertinente pour desservir les territoires périurbains et ruraux.
En effet, la mobilité est encore très contrainte pour beaucoup de Français : 73,9 % des habitants de zones rurales déclarent ne pas avoir le choix entre plusieurs modes de transport. 20,5 % des répondants déclarent que l’arrêt de transport en commun le plus proche se situe à 15 minutes à pied ou plus.
Ce chiffre atteint 44 % chez les habitants de villages. Un tiers des répondants déclarent être personnellement confrontés à au moins un frein à la mobilité (sentiment d’insécurité, difficultés à marcher...) et 31,9 % indiquent avoir dans leur entourage une personne âgée impactée par ces difficultés. Le lien entre mobilité et vieillissement apparaît ainsi de manière forte : 86 % estiment que les difficultés de mobilité peuvent empêcher les personnes âgées de vivre chez elles de manière indépendante.
Si 61,8 % des répondants estiment qu’ils peuvent bénéficier « à tout le monde », 33,5 % considèrent que la navette automatisée serait particulièrement adaptée aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite, contre 16,6 % pour les robots-taxis.
Le volet économique ressort également de ce baromètre. Ainsi parmi les raisons d’utiliser les transports en commun, 35,2 % des non-utilisateurs citent le coût comme facteur déterminant pour les inciter à les adopter, 49 % des utilisateurs le mentionnent également. Accepter de devenir passager en covoiturage est également lié au souhait d’économiser sur les trajets : pour 40,5 % des répondants qui ne pratiquent pas le covoiturage, l’aspect financier est la première raison qui les inciterait à changer leur pratique, la deuxième raison étant l’écologie qui n’est citée que par 19,3 %.
Retrouvez ici plus de données et l’infographie du baromètre.