Bilan touristique de l'année 2025
Publié le 19 février 2026Le 19 février 2026, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a présenté le bilan touristique de l’année 2025.
Un bilan très positif puisque la France confirme son statut de première destination touristique mondiale avec 102 millions de visiteurs internationaux, soit 2 millions de plus qu’en 2024 et une progression de 13 % par rapport à 2019, selon les chiffres présentés par Atout France.
Un niveau historique, porté par une dynamique soutenue et une montée en gamme de l’offre française.
Des recettes en forte progression
Les visiteurs étrangers ont dépensé 9 % de plus qu’en 2024, contribuant à porter les recettes du tourisme international à 77,5 milliards d’euros, soit une progression de 35 % depuis 2019. Si la France reste leader en nombre de visiteurs, elle demeure toutefois derrière Espagne en matière de recettes, qui annonce 105 milliards d’euros.
Le ministre explique cet écart par la nature du tourisme français : la France est à la fois un pays de flux et de destination, quand l’Espagne concentre davantage les séjours longs. L’enjeu est donc d’augmenter la durée moyenne des séjours. La protection des littoraux français, contrairement à certains modèles plus denses, limite aussi le volume d’hébergements disponibles.
Une attractivité renforcée
La hausse de fréquentation ne s’explique pas uniquement par les grands événements comme les Jeux olympiques. L’attractivité de Paris demeure un moteur essentiel, notamment avec le regain d’intérêt autour de Notre-Dame de Paris.
La France séduit particulièrement les clientèles européennes (Allemands, Italien, Belges et Néerlandais) et enregistre une forte progression des visiteurs américains (+17 %) ainsi qu’un retour marqué des touristes japonais. L’ouverture de nouvelles liaisons aériennes directes participera également à cette dynamique.
Un poids économique majeur
Le Ministre annonce 222 milliards d’euro de consommations touristiques en 2025. Les touristes étrangers réprésentent47 % des nuitées.
La répartition régionale confirme l’attrait du sud de la France, qui concentre 51 % des nuitées marchandes, contre 17 % pour l’Île-de-France. Les parcs d’attractions, infrastructures et les grands événements sportifs jouent un rôle de locomotives, tout comme le tourisme d’affaires, qui représente 7 % de la fréquentation mais 15 à 20 % des recettes, avec des séjours professionnels souvent prolongés par des activités de loisirs.
Une stratégie à consolider
Pour le gouvernement, ces résultats sont le fruit d’une stratégie offensive. « On ne change pas une équipe qui gagne, mais on ajoute de la valeur », souligne le ministre. Les priorités sont claires :
- Développer le tourisme de proximité et le tourisme de savoir-faire (artisanat, agritourisme, œnotourisme...)
- Simplifier la réglementation.
- Renforcer l’attractivité des métiers du secteur, alors que 61 000 postes restent non pourvus. Notamment en solutionnant la problématique des logements saisonniers.
- Faire du tourisme durable un avantage compétitif majeur. La France doit devenir le leader mondial en tourisme durable d'ici 2030.
La France annonce également sa réadhésion à ONU Tourisme, marquant sa volonté de peser davantage dans la gouvernance mondiale du secteur.
Un tourisme pour tous
Enfin, le ministre rappelle un enjeu social fort : 4 Français sur 10 ne partent toujours pas en vacances. La présentation d’un portail unique d’aide au départ en vacances vise à démocratiser l’accès aux congés. Comme l’a souligné Alain Schmitt (Directeur Général de l'ANCV), les vacances jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale et l’épanouissement individuel.
Dans un contexte où l’offre touristique mondiale s’intensifie, la France entend donc consolider son leadership tout en misant sur la qualité, la durabilité et l’inclusion.